Les réfugiés syriens et la France

CONTEXTE : Une crise humanitaire

Depuis 2011, une guerre civile sanglante a dévasté la Syrie. Divers groupes d’opposition luttent pour renverser le régime brutal de Bashar al-Assad, entraînant la croissance de Daesh et le déplacement de 7,6 millions de personnes. Il est estimé que 4 millions de personnes ont fui la Syrie, cherchant refuge au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Europe. Environ un million de personnes sont arrivées en Europe depuis août, quand Angela Merkel a dit que l’Allemagne ne refuserait pas de les accueillir.

La plupart des réfugiés qui arrivent sont de Syrie, mais d’autres viennent d’Afghanistan et d’Irak. En septembre 2015, Manuel Valls a annoncé que la France accueillerait 24.000 réfugiés syriens au cours de deux ans. En novembre, François Hollande a augmenté ce chiffre à 30.000. Malgré l’opposition politique, le gouvernement dit qu’il est un droit de l’Homme fondamental de demander l’asile et que la France a une obligation d’aider les personnes qui fuient la violence.

Le plan de la France 

En septembre, Hollande et Angela Merkel ont approuvé un plan qui distribuerait un total de 120.000 réfugiés entre tous les pays de l’Union Européenne. Sous ce plan, chaque pays serait assigné un quota de personnes qu’il serait obligé d’accueillir.

Le plan de Merkel et Hollande a créé une profonde dissension dans l’UE et plusieurs chefs d’Etat européens l’ont fermement critiqué. De nombreux Etats membres (notamment le Royaume-Uni et les pays d’Europe orientale) sont réticents à s’engager aux quotas ou d’accepter des réfugiés. Hollande a ciblé ces pays dans une déclaration publique, en disant que tous les Etats membres de l’UE doivent faire leur part et doivent accepter les obligations de l’adhésion dans l’UE avec les avantages.

Bien que la France accepte 30.000 réfugiés, elle a été moins généreuse que certains autres pays dans l’UE. Le gouvernement dit que la situation économique et domestique de la France ne lui permet pas d’accepter autant de réfugiés que l’Allemagne ou la Suède. En novembre, Manuel Valls a prévenu que l’Europe ne peut pas absorber plus de réfugiés et que la crise menace l’accord de Schengen. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie français, a proposé que l’UE établisse un fonds de 10 billions d’euros pour un renforcement de la sécurité et plus de contrôles aux frontières extérieures de l’UE.

Les réfugiés en France

Le gouvernement offert certaines allocations à tous les réfugiés. Quand ils arrivent en France, le gouvernement fournit l’assurance maladie, un logement temporaire et une indemnité de 343,50€ chaque mois. Bien que les enfants puissent aller à l’école, les adultes ne peuvent pas travailler pour une année. Si leur demande d’asile est accordée, ils ont le droit de demander l’aide sociale et la couverture totale sous le CMU. Tous ces bénéfices sont inclus dans le programme de l’aide sociale de l’Etat français.

L’assimilation culturelle des réfugiés sera un défi important pour la France. Par exemple, la plupart des réfugiés ne parlent pas Français. Il faudra qu’ils l’apprennent pour chercher du travail, assister à l’université et obtenir la nationalité française. Aujourd’hui, il n’y a pas de programme pour leur enseigner le Français.  Le gouvernement doit répondre à ce problème et élaborer un plan pour aider les réfugiés à s’adapter à leur nouvelle vie en France.

L’opposition domestique

Le Front National était toujours contre l’immigration. Son programme est de préserver la langue et la culture française. Jean-Marie Le Pen est ouvertement raciste et xénophobe, et sa fille, Marine Le Pen, qui maintenant dirige le FN a la même politique. Le FN veut “le droit français”: priorité aux français pour les emplois ou les bénéfices sociales. Une partie de son programme est d’expulser un grand nombre des immigrés qui sont déjà en France. De plus, Le Pen également avertit que « les musulmans sont une vraie menace à la France. » Donc, ce n’est pas surprenant que le FN est extrêmes contre l’immigration syrienne en France : les réfugiés seront une menace a la sécurité française et leurs besoins vont accabler le système social en France qui est déjà surchargé.

Mais, le gouvernement de Valls doit se battre non seulement avec le FN, mais avec l’UMP aussi. Nicolas Sarkozy, un candidat présidentiel de l’UMP, a déclaré qu’il n’est pas en faveur du plan actuel qui impose un système de quotas. Il pense également que les réfugiés syriens doivent être obligés à retourner en Syrie quand la violence sera finie. Il veut limiter le nombre que la France admet chaque année même si il faut changer les accords des frontières avec l’UE. Donc, bien que l’élection présidentielle ne soit qu’en 2017, si l’opposition contre le programme de Valls continue, le Parti Socialiste rencontrera beaucoup de pression pour réduire le nombre de réfugiés. Donc, le gouvernement doit travailler plus fort maintenant pour affirmer l’engagement de la France à accepter les réfugiés.

Les attentats du 13 novembre

Après les attaques terroristes du 13 novembre, il y avait certains indices qu’au moins un des terroristes est passé par la Grèce en route vers la France, comme les réfugiés. Le FN a toujours dit que les réfugiés vont propager l’Islam radical et les attaques à Paris ont été utilisées comme preuves. Quoique les terroristes n’étaient pas des réfugiés syriens, les attaques ont fortifié la connexion entre la violence et l’Islam. Le soutien du public pour les réfugiés a diminué après les attentats.  Selon les sondages – environ 40% des Français pensent que la France doit accepter des réfugiés syriens. Hollande a annoncé le 18 novembre que le gouvernement ne changerait pas sa position – et que la France accepterait 30.000 réfugiés (une augmentation de 6.000).

Un article de Sharmila Das et Max Cohen-Casado

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