L’évolution de la question laïque à gauche

« Marriage equality demonstration Paris 2013 01 27 01 » par Vassil — Travail personnel. Sous licence CC0 via Wikimedia Commons

La France, très progressiste pour l’époque, interdit depuis 1872 de distinguer les personnes sur la base de leur appartenance confessionnelle ou de leur origine ethnique. Par ailleurs, la loi de 1905 a imposé la séparation de l’Eglise et de l’État, garantissant le respect des croyances de chacun. Dans un contexte plus contemporain, la laïcité a plusieurs effets particulièrement influents dans la vie politique française. Plus spécifiquement, la séparation fondamentale entre la vie privée et la vie publique, comme une qualité nationale qui unifie la France, définit le rôle et l’opinion du chef du gouvernement.

Précisément à cause de l’accent sur la laïcité, un homme politique français mentionne rarement ses croyances quand il ou elle pose sa candidature aux élections. Les Français considèrent que le jugement personnel du président n’a pas à voir avec sa capacité de réussir professionnellement. Par conséquent, la religion ne tient pas de rôle dans la politique française. Par exemple, c’était le souhait de Charles de Gaulle d’être vu comme un homme ordinaire à l’église, et non pas comme le président de la République. Il était voué à le catholicisme, mais pour lui la religion était un sujet privé et entièrement séparé de son rôle politique. Son amour pour la France était lié à l’héritage catholique du pays, mais il était totalement dévoué à la laïcité comme une mentalité nationale, pas caractéristique d’une idéologie politique ou d’autre. Étant donné que l’évolution de la gauche ne se distingue pas par une tolérance de religion, en principe, les implications de la laïcité se reflètent dans plusieurs aspects de la vie politique française aussi que dans les changements récents dans la population.

Dans la création d’une société équilibrée et laïque, selon le Rapport Stasi (2003), il y a trois valeurs indissociables :  « la liberté de conscience, égalité en droit des options spirituelles et religieuses…” et au-dessus tout, la neutralité du pouvoir politique.  En fait, la neutralité du pouvoir politique renforce l’idée que le sujet de la religion doit rester seulement dans la vie privée.  Ce lien entre ces deux principes constitue la base du concept de ne pas permettre des signes ostentatoires dans des espaces publics.  Et puis, le Rapport Stasi dit que les signes religieux tels que grande croix, voile, ou kippa soulignent les tensions religieux et identitaires à l’école et au même temps, ils créent des situations pour des regroupements communautaristes dans les cour de récréation ou les cantines.  Ensuite, le but d’une loi interdisant le port de signes religieux est pour garantir la nécessité de l’école doit être un espace de neutralité. Ou selon le Rapport Stasi, « la question n’est plus la liberté de conscience…” mais cette loi a été promulgué pour garantir l’ordre public.  

 Alors que les signes ostensibles, tels qu’une grand croix, un voile, ou une kippa, sont interdits dans des écoles, les signes discrets, par exemple médailles, petites croix, étoiles de David, ou mains de Fatimah, sont permis.  Ce fait reflète l’esprit français que la religion est une partie de la vie privée et elle doit cacher dans les espaces publics pour soutenir la neutralité du pouvoir politique.  Selon le Rapport Stasi, la commission a constaté l’attachement de la grande majorité des citoyens français au principe de la laïcité, parce qu’ils reconnaissent que ce principe reste à la base de l’unité nationale.  

 En ce qui concerne les minorités religieuses et les immigrants, la laïcité a protégé ces groupes de la persécution gouvernementale. En substance, aussi longtemps que la vie privée en matière de religion reste invisible dans l’espace publique républicain, la société a son équilibre. Aujourd’hui, la plupart des juifs en France voit leur identité française avant leur identité religieuse; en d’autre mots, leurs nationalités sont plus importantes que leur religion.  Un exemple, les juifs à Paris ne portent généralement pas la kippa, sauf s’ils entrent dans une synagogue. Cette idée commence quand Napoléon a fait les juifs égaux avec tout leur concitoyens. Pendant les années entre Napoléon et notre temps, la vaste majorité des juifs est devenue intégrer dans la société française.  Malgré la deuxième guerre mondiale, les juifs restent en France; il y a une grande raison pour ce fait, certains courageux français ont caché et sauvé leurs compatriotes des Nazis et des horreurs de l’ Holocauste.

D’ailleurs, certains membres de la communauté juive en France ont dit que les nombres des incidents antisémites ont augmenté.  Bien sur ce fait est une mauvaise situation pour tous les juifs français, mais la moitié des incidents a été liée à la communauté juive orthodoxe.  Typiquement, les juifs orthodoxes sont plus visibles en public que leurs coreligionnaires massortis (Les juifs massortis s’appellent “Conservative Jews” aux États-Unis ) et réformés.  A cause de leurs vêtements religieux, les juifs orthodoxes sont visible en public et ces vêtements pourraient être considérés comme ostentatoires dans des espaces publics. Mais ce n’est pas la seule raison pour l’augmentation des agressions antisémites. la croissance de la population musulmane peut être une autre explication.   

La France est un pays de plus de 58 millions d’habitants, parmi lesquels on compte plusieurs confessions.  Selon l’édition de L’Express du 4 février 2015, les musulmans constituent 4 millions ou presque 8% de la population française. Étant la plus grande minorité religieuse, l’Islam est la deuxième religion en France.  En plus, il y a approximativement 2 millions de Français d’origine maghrébine. La plupart des musulmans français sont bien intégrés dans la société française. L’Islam quotidien en France est un phénomène d’immigration récent malgré les fait que les musulmans ont joué un rôle dans l’histoire coloniale française des 18e et 19e siècles au Maghreb et au Moyen Orient.

Cependant, à cause de l’Affaire du Foulard dans les années 1990 et de la récente tragédie de Charlie Hebdo, la sphère publique française s’interroge sur les limites de la laïcité. La perspective nationale à propos de la religion est devenue évidente quand il s’agit du port du voile intégrale, par exemple. En 2003, Jacques Chirac a introduit une loi qui interdit “la dissimulation du visage dans l’espace public.” De plus, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé la loi “légitime” en septembre 2010. La loi controversée est officieusement dirigée contre la population musulmane, mais il a été mise en place par l’UMP, le parti politique de Chirac et approuvé par beaucoup d’autres. Le raisonnement derrière la loi n’était pas raciste en soi, c’est simplement une mentalité nationaliste et unifiant. Néanmoins, quelques musulmans français prétendent que les tendances intégrationnistes du républicanisme sont une source de la discrimination contre eux.  Dans la foulée du massacre de Charlie Hebdo, beaucoup de Françaises qui ont condamné la violence ne se sont pas identifiés aux satiristes politiques. « Je ne suis pas Charlie » était leur devise et ils croyaient que la liberté de parole et de la presse ont été abusées au détriment de l’Islam. Cette divergence d’opinions est une raison d’examiner les valeurs universelles de la laïcité au regard de la mondialisation. Malgré la controverse, le fait que le gouvernement centre-droit du président de la république a établi cette norme qui pour la plupart est répandu montre que la laïcité est neutre au paysage politique français.

Contrairement aux États-Unis, la laïcité n’est pas liée à l’évolution de la gauche en France. La France est un pays progressiste dont les nombreux partis politiques sont définis plus par les membres individuels importantes que par une idéologies stable. Néanmoins, l’extrême droite est effectivement connue pour être relativement plus xénophobe que la gauche en réponse aux changements démographiques, particulièrement l’arrivée en masse des Nord-Africains. La gauche, dont les valeurs sont de façon similaire très nationalistes, se trouve dans une position difficile par rapport à la droite et sa réponse à l’immigration. Cela dit, les deux côtés du paysage politique s’identifient fortement avec la laïcité, laquelle bien explique la perspective du public vers le chef de gouvernement aussi que les controverses qui concernent les minorités et les immigrés du pays. Bien que les partis politiques aillent assurément changer et développer à l’avenir, la laïcité va continuer à être une valeur essentielle de l’Etat et de l’identité française.

Par Eli Powell, Paola Peraza Calderon, Deck Piluek

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