La question de l’écologie pour les partis de gauche

Lyon ville-hôte du Sommet mondial climat et territoires accueille 80 nationalités différentes. (image d'illustration) - Philippe Desmazes - AFP

Bien que la question de l’écologie réapparaisse en histoire, elle est devenue une préoccupation majeure pour tous les grands pays du monde depuis le dix-neuvième siècle. Après la Révolution industrielle, les grandes puissances ont commencé à combattre la pollution de l’air, causée par la consommation du charbon dans les grandes usines. La France a contribué à ce mouvement, en passant un décret en 1810 qui a demandé la permission pour les gestions polluantes. Malgré ces efforts précédents pour protéger l’environnement et pour promouvoir une terre propre, le mouvement contemporain n’a pas gagné la reconnaissance publique jusqu’aux années 1960. Dans ces années, la France a joint le mouvement global pour combattre la destruction de la nature. Au vu de la participation de la France et des partis politiques français, un débat se manifeste à propos du succès de la France dans le mouvement écologique dans les années récentes. En réponse à cette question, il est nécessaire d’examiner les arguments des deux côtés : ceux du succès et de l’échec du mouvement écologique.

D’un côté, la question de l’écologie posait un grand problème pour les partis de gauche en France, et ils l’avaient bien combattue. Le succès des programmes écologiques se manifeste dans les actions du mouvement depuis des années 1960, particulièrement dans la législation écologique passé par l’Etat. Un des premiers exemples se présentait en 1963, avec l’établissement du premier parc national. Depuis cette première décision de construire un parc national, la France a établi neuf autres parcs nationaux et a préservé la terre du développement industriel. Bien que cet établissement des parcs nationaux marque le début du mouvement écologique, il s’était vraiment développé six ans plus tard avec l’affaire de la Vanoise. En 1969, les aménageurs du parc national de la Vanoise ont essayé de construire une station de ski dans le parc. Un mouvement pour combattre cette commercialisation de la terre préservée est apparu, menant plus de 500 000 gens à écrire des lettres de protestation. Avant cet évènement, le mouvement écologique se manifestait, en général, en conservant la terre. L’affaire de la Vanoise a marqué le début de la préservation active et préventive de l’environnement et le début de l’intérêt public pour les problèmes écologiques. Cette évolution dans les méthodes pour protéger l’environnement s’est encore présentée dans les années 1970, avec la question de l’énergie nucléaire. Le 6 mars 1972, le Première Ministre, Pierre Messmer, a décrété un plan qui portait désormais le nom du Plan Messmer. En réponse de la crise de pétrole de 1973, Messmer a proposé l’usage du pouvoir nucléaire pour fournir l’électricité en France. Messmer a envisagé que l’énergie nucléaire fournirait 70 pour cent de l’électricité en France avant 1985. Le gouvernement a promulgué ce plan sans débat public ou parlementaire, provoquant des manifestations. Les scientifiques ont contribué à ce tollé en fondant le Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire, qui a créé une pétition contre l’action du gouvernement. L’opposition au Plan Messmer a mené à un mouvement antinucléaire, et a contribué à la clôture des centrales nucléaires, comme celle de Plogoff en 1981. En plus de ces tentatives de l’Etat pour préserver l’environnement et des tentatives pour combattre les actions du gouvernement contre la protection de l’environnent, une réponse à la question de l’écologie s’est manifestée dans la formation des partis politiques écologiques. Le plus connu de ces partis était celui des Verts, établi en 1984. À cause d’une alliance avec le Parti Socialiste, les Verts ont gagné huit sièges à L’Assemblée Nationale en 1997 et ils ont réussi aux élections européennes de 1999. Grâce à l’influence des Verts et des autres organisations écologiques, la France a vu une augmentation générale des préoccupations concernant les Organismes Génétiquement Modifiés (les OGMs) et du soutien aux mouvements écologiques. De plus, l’influence des Verts à l’Assemblée a causé le fermeture de deux centrales nucléaires : le Carnet en 1997 et le Superphénix en 1998. En 2010, les Verts ont fusionné avec les autres écologistes de la coalition de l’Europe Écologie, en créant l’Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour continuer cette histoire de la utilisation du gouvernement en promouvant la protection d’environnement.

En plus des mouvements dans les années passées, la question de l’écologie continue à être pertinente aujourd’hui. Cette pertinence se manifeste dans les actions des grands partis qui ont soutenu les écologistes ces dernières années. Le Parti Socialiste a formé un rapport avec les écologistes en 1988, quand François Mitterrand a nommé Brice Lalonde le Ministère de l’Écologie. Cette tradition de coopération entre les Verts et la Parti Socialiste a continué en 1997, quand Jacques Chirac a nommé Dominique Voynet le Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement. Cette sorte de coopération entre les grands partis et les écologistes s’est manifestée dans les années récentes dans les partis de droite, particulièrement avec l’UMP. En 2007, sous le Gouvernement de Nicholas Sarkozy, Jean-Louis Borloo est devenu le Ministère de l’Écologie, du Développement durable, et de l’Énergie. Avec Borloo, Sarkozy a établi le Grenelle de l’environnement, une conférence qui existait entre 2007 et 2012 pour définir la position du politique publique sur les questions du développement écologiques et durables. En plus des tentatives écologiques des grands partis dans les années récentes, l’écologie continue à être pertinent dans les programmes actuels. L’écologie reste au cœur du programme du Parti Socialiste, et l’Europe Écologie-les Verts garde la protection de l’environnement comme leur but. Le Parti communiste français a adressé l’écologie dans leur programme de 2012, en promouvant un domaine d’énergie public, un service national d’eau, et des impôts sur la transportation de la marchandise superflues. L’écologie se présente comme un but du programme du Parti de Gauche, qui propose la redéfinition des modes de production, de consommation, et de l’activité économique sur l’écosystème. De la même façon, le programme du Parti Radical de Gauche se concentre sur l’écologie, et voudrait promouvoir la consommation seulement par le nécessite. Même les partis de droite ont contribué au mouvement écologique. Par exemple, le programme actuel du Front National reconnaît l’importance d’écologie pour les Français, et il promeut la considération de l’environnement dans les décisions économiques. En général, la question de l’écologie s’est développée dans les années 1960 et 1970, mais elle reste une question pertinente pour les partis politiques d’aujourd’hui.

Même avec les grands succès du mouvement écologique pour les partis de gauche, quelques événements électoraux depuis le début du mouvement révèlent que la question écologique n’est pas la priorité principale pour les partis de gauche, les citoyens français et les électeurs qui s’identifient avec les Verts par rapport aux autres questions politiques. Bien que les partis de gauche en France aient combattu la question écologique pendant les années 1970s et aient trouvé du succès avec quelques législations écologiques, l’idéalisme original du mouvement se transforme en un effort politique pragmatique qui donc modère et menace l’existence des idées originales et cause des fluctuations de la vigueur du mouvement. Dans le cas du Plan Messmer, la réussite de l’opposition à ce plan et le mouvement antinucléaire qui ont suivi ont été de courte durée. Parce que les Verts avaient besoin de former des coalitions politiques pour prendre pouvoir en France, leur plan antinucléaire idéaliste devenait une priorité faible, particulièrement dans le cas de la Gauche plurielle, un gouvernement de coalition qui était au pouvoir de 1997 à 2002 qui était composé par les Verts, le Parti Socialiste, les Communistes et d’autres partis de gauche. Dans cette coalition, les Verts ont trouvé une seule grande réussite pour le mouvement antinucléaire quand Superphénix, un réacteur nucléaire, a été fermé en 1998 avec le soutien du Premier Ministre Lionel Jospin. Cependant, les autres politiques antinucléaires des Verts n’ont pas succédé, en commençant avec le refus de Lionel Jospin de démanteler l’industrie nucléaire en 2002. En refusant de classer en priorité la politique antinucléaire, Jospin a admit que les questions écologiques et environnementales ne sont pas les priorités pour les partis de gauches.

Pendant les élections actuelles, EELV, et les Verts avant 2009, attirent l’attention des électeurs principalement grâce à leur accent sur la démocratie de proximité et les autres aspects de leur plate-forme plus que leur programme écologique. Malgré une crise environnementale locale, les électeurs qui votaient pour les Verts ou EELV n’ont pas changé. En outre, des comparaisons entre les électeurs qui sont enregistrés avec EELV et les Verts et le succès électoral des partis révèlent le manque de lien entre les deux. Pendant son existence, les Verts étaient également caractérisé par une grande rotation d’adhésion qui suggère que le soutien pour les partis n’est ni sûr ni constant. Les Verts avaient une rotation de 30 à 35 pour cent chaque année qui se déroule pour les événements comme un changement à la direction du parti, comme quand Antoine Waechter, un homme politique qui était le candidat pour les Verts à l’élection présidentielle en 1988, a quitté les Verts en 1994, ou un changement dans le succès électoral du parti. Le soutien public pour leur candidat fluctue tout au long des années ; quand Waechter était le candidat pour les Verts pour les élections européennes en 1989, il recevait 10,6 pour cent du vote. Cinq ans plus tard, quand Marie-Anne Isler Béguin a représenté le parti dans la même élection, elle ne recevait que 2,95 pour cent du vote. Même quand EELV a été formé en 2009 et a fait la coalition Le Groupe des Verts / Alliance libre européenne (Verts/ALE), les résultats aux élections étaient mitigés : en 2009, les Verts/ALE ont gagné 16,28 pour cent du vote et 14 sur 74 sièges dans le parlement européen, mais en 2014, le groupe ne recevait que 8,95 pour cent du vote et 6 sur 74 sièges. Le succès actuel d’EELV d’actualité est particulièrement faible en comparaison avec les partis qui soulignent la question écologique dans autres pays européens. EELV en France reçoit environ 5 à 7 pour cent du vote national chaque année. Bien que ces chiffres soient plus de vote national que des partis verts des autres pays d’ouest, comme le Parti vert de l’Angleterre et du pays de Galles au Royaume-Uni qui ne reçoit que moins d’un pour cent du vote, le taux de vote en France pour EELV est moins du taux aux pays comme l’Allemagne, où L’Alliance 90 / Les Verts ont reçu 8,4 pour cent du vote et 63 sièges sur 630 dans le corps législatif allemand.

Dans le débat sur l’échec ou le succès du mouvement de l’écologie en France, il est nécessaire de voir des aspects de deux arguments. D’un côté, le mouvement écologique a eu une forte influence sur l’environnement en France, par les avancées depuis des années 1960 et par le soutien des partis actuels de gauche et de droite. Cependant, d’un autre côté, le mouvement écologique ne faisait pas assez de développements pour la protection de l’environnement, car l’enthousiasme n’est pas constant, et elle n’a déjà fait autant d’améliorations en France que dans les autres pays européens. Dans tous les cas, la question de l’écologie reste un problème pertinent dans la société française, et les partis politiques continuent à essayer d’améliorer l’état de la terre.

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